jeudi 31 mars 2011

typologie du con dans l'entreprise

« Faut pas parler aux cons, ça les instruit » (Michel Audiard)

La « littérature » sur le sujet des cons dans l’entreprise est abondante mais on peut faire une petite typologie des différents « types » de cons : sale con, gros con, grand con, petit con.

- Le petit con : il énerve profondément mais il est jeune alors à « grands coups de baffes » dans la gueule, cela peut peut-être s’arranger. Tout droit sorti de sa « grande école », il a la « science infuse » et donne des leçons de choses à tout le monde. Pour le démasquer, facile : donner lui l’occasion de se mettre en valeur par rapport aux autres ! impossible alors pour lui de se contrôler, il ne pourra pas s’empêcher de se mettre en avant en piétinant ses « coéquipiers ».

- Le grand con : c’est le plus attachant ! il fait de son mieux mais comme chantait Brassens, « quand on est con, on est con, le temps n’y fait rien à l’affaire ». Le grand con est persuadé de sa grande intelligence et il aime la faire partager aux autres : c’est ce qui le rend en général sympathique et attachant.

« Les grands cons, ça court les rues : comment vais je le reconnaître ?… Celui là, tu ne peux pas te tromper, si la connerie se mesurait, il serait maître étalon, il devrait être à Sèvres » (Michel Audiard, « le cave se rebiffe »).

Attention cependant, nous sommes tous le con (et en général « grand ») de quelqu’un donc cette notion doit être maniée avec précaution pour ne pas se retourner contre vous !

- Le gros con : le plus drôle car totalement caricatural !

Soyons honnête ! Dans l’entreprise, le gros con se trouve souvent au commercial. Le bon commercial – type Jean Claude Convenant- qui quand il réussit à faire carrière devient directeur des ventes. Bien lourd, obligatoirement misogyne (il ne sait pas ce que cela veut dire) et porté sur « la chose ». On ne peut pas dire qu’il soit très dangereux et, même, en avoir « un chez soi » met de la distraction pourvu qu’il n’ait pas de responsabilités. Il peut même être utile car il trouve toujours son portefeuille de clients « miroir », avec lequel il fait merveille…

Là où cela devient franchement gênant, c’est quand il devient directeur commercial  !

- Le sale con : le plus nuisible de tous !

Le sale con est intelligent, c’est ce qui le rend dangereux. Il prospère toujours aux dépens des autres car n’étant pas autonome dans son travail, il utilise le travail des autres pour exister. Pour le reconnaître, il faut chercher chez les éternels débordés – mais qui, en fait, ne font rien – toujours à porter un jugement sur le travail des autres pour masquer leur propre incompétence (ça y est vous en avez reconnu un…). Particulièrement hypocrite et couard, il fait ses coups en douce : en fait c’est un « politique », il « n’apparaît » qu’au sein d’un groupe car il a besoin de s’accrocher à celui-ci comme un coquillage à son rocher, presque toujours en essayant de semer la zizanie dans ce groupe.

Dans une entreprise de plus de 100 personnes, on trouve quasi obligatoirement au moins un spécimen de chaque. Mais attention de ne pas être dedans !

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